La littérature en Allemagne

L’Allemagne est le pays des livres. Avec, chaque année, quelque 94000 nouvelles parutions ou rééditions, elle compte parmi les grandes nations littéraires. Le monde de l’édition se retrouve chaque automne en Allemagne pour le plus grand rendez-vous du secteur, la Foire du Livre de Francfort . A côté de cette manifestation internationale, le Salon du livre de Leipzig, véritable fête de la lecture, s’est également imposé au printemps. Depuis la réunification, Berlin est devenu un centre littéraire et une ville d’éditeurs d’envergure internationale (avec entre autres les éditions Suhrkamp- Verlag et Aufbau Verlag) ; il y naît une littérature urbaine passionnante comme on n’en avait plus connue en Allemagne depuis la République de Weimar.

On ne saurait dire si les livres achetés sont vraiment lus mais le goût de la lecture n’a guère souffert de l’avènement de l’Internet. L’affluence du public est immense lors d’événements célébrant le livre comme la «LitCologne», la fête de la poésie «Poetenfest» à Erlangen et bien d’autres festivals de littérature. Mais rares sont les auteurs atteignant des tirages à plusieurs millions d’exemplaires sur le marché de l’édition. Dans la première décennie du XXIe siècle, ce sont surtout des auteurs étrangers qui dominaient les listes de best-sellers: Joanne K. Rowling, Dan Brown, Ken Follet et l’auteur allemand de livres pour la jeunesse Cornelia Funke. Les textes très littéraires ne parvenaient qu’exceptionnellement à se classer parmi les meilleures ventes. Dont le best-seller de Daniel Kehlmann « Les arpenteurs du monde » (2006) ou le roman de Charlotte Roche « Zones humides » (2008) qui provoqua un débat sur la sexualité féminine et documente le fait que la littérature traite toujours de manière vivante des thèmes de société, même si ceux-ci sont de nature plus privée que politique.

Avec le Prix du livre allemand décerné depuis 2005, qui distingue le meilleur roman de l’année et s’inspire du Booker Prize anglais ou du prix Goncourt en France, on est en outre parvenu à commercialiser de manière efficace une littérature de haut niveau. Outre la somme accompagnant le prix, les lauréats font l’objet de tirages élevés et d’une belle attention de la part des médias. Le roman familial de Julia Franck « La femme de midi » (2007), le roman épique de près de 1000 pages d’Uwe Tellkamp sur une RDA déliquescente « La tour » (2008) et le roman autobiographique de Kathrin Schmidt « Tu ne meurs pas » (2009) caracolèrent pendant des mois dans les listes de best-sellers.

Hans Magnus Enzensberger Agrandir l'image (© dpa/PictureAlliance) Même si certains grands auteurs allemands d’après-guerre comme Martin Walser, Hans Magnus Enzensberger, Siegfried Lenz et le Nobel de littérature Günter Grass écrivent toujours, leurs dernières œuvres ne donnent guère d’impulsions nouvelles à la langue. Après vingt ans d’innovation esthétique pendant l’après-guerre et une littérature des années 1970 marquée par l’analyse de la société et l’expérimentation formelle et stylistique, on constate au tournant du millénaire un retour au récit traditionnel avec des histoires d’une subtile simplicité (Judith Hermann ou Karen Duve). A côté du récit raffiné, on trouve le goût de l’expérimentation formelle (Katharina Hacker), les formes littéraires variées d’auteurs issus de plusieurs cultures (Feridun Zaimoglu, Ilija Trojanow) ou la puissance stylistique, vierge de toute influence de la mode, d’une Herta Müller originaire de Roumanie. Depuis qu’elle obtint le prix Nobel de littérature en 2009, ses livres ne se cantonnent plus aux seuls cercles littéraires.

Les frontières entre la grande littérature et les livres distrayants sont de plus en plus floues. On recherche souvent en vain une ingérence politique ou morale des jeunes auteurs. Mais ce repli apparent dans la sphère privée traite parfaitement de sujets qui ont toujours été au cœur de la littérature : comment l’individu réagit-il aux exigences et aux pressions de la société ? Quel est l’impact du tout économique sur l’individu ? En ce sens, dans la littérature actuelle, le privé est bel et bien politique.


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Reinhardtswald bei Kassel

« Les contes de fées, une leçon de courage »

Tel était le nom d’une initiative berlinoise lancée il y a plus de vingt ans pour aider à surmonter la division de la capitale allemande: « Les contes de fées, une leçon de courage » et un trait d’union par-delà les frontières. Souvent, ils racontent l’histoire de héros qui manquent d’assurance mais qui n’en sont pas moins vaillants et qui se battent pour conquérir la liberté.

L'été

Blumenstrauß

Les grands auteurs de la poésie classique allemande:

Paul Gerhardt (1607 - 1676)

Friedrich Hölderlin (1770 - 1843)

Christian Friedrich Hebbel (1813 - 1863)

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L'automne

Schwarzwald

Les grands auteurs de la poésie classique allemande:

Theodor Storm (1817 - 1888)

Rainer Maria Rilke (1875 - 1926)

Johann Wolfgang Goethe (1749 - 1832)

Johann Ludwig Tieck (1773 - 1853)

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L'hiver

Tannen im Winter

Les grands auteurs de la poésie classique allemande:

Heinrich Heine (1797 - 1856)

Friedrich Wilhelm Nietzsche (1844 - 1900)

Joseph von Eichendorff (1788 - 1857)

Hugo von Hofmannsthal (1874 - 1929)

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